Editorial du Ministre

 

 

Carte du Togo

 

tg

Le coup de poing de l'aviation civile togolaise contre le virus Ebola

Le Col LATTA Dokissime Gnama, Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) a lancé le 6 mai 2014, les manœuvres stratégiques pour éloigner des frontières togolaises – aériennes en particulier, le spectre redoutable de l’épidémie de fièvre hémorragique due au virus Ebola à l’origine de plus de 60  décès en Guinée. Le Gouvernement a lancé l’alerte depuis plusieurs jours et un numéro vert (gratuit, le 111) a été mis à la disposition du public pour signaler tout cas suspect de brusque montée de la température, faiblesse intense, maux de tête et de gorge suivis de vomissements, diarrhées, éruptions cutanées, insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, hémorragies internes et externes.

La mobilisation de l’Aviation civile togolaise relève d’une démarche d’anticipation des stratégies de prévention de la maladie et de protection des populations. Une conférence a été organisée par les principaux acteurs et intervenants de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadema, à savoir l’ANAC, la SALT, l’ASAIGE et l’ASECNA, qui forment la cellule de crise. Le premier public bénéficiaire de la sensibilisation le personnel navigant, de sûreté et de sécurité aérienne, qui est le premier au contact des passagers en provenance des pays endémiques ou à risque.

Pour l’heure, aucun cas n’est signalé au Togo, mais mieux vaut prévenir que guérir, a répété avec insistance le Directeur Général de l’ANAC. Il a salué la prompte mobilisation du Chef de l’Etat et du Gouvernement qui ont pris des dispositions préventives, notamment par les moyens de sensibilisation déployés au bénéfice des populations.

Le Col LATTA D. Gnama s’est fait guide de la visite du Centre Médical d’Isolation dirigé par Dr Tchangaï Tchatcha, mis en place pour l’isolement et la prise en charge des cas qui pourraient être suspectés avec un ou des symptômes de la fièvre d’Ebola. Pour être pris efficacement en charge, les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs, en isolement, les malades souffrant souvent de déshydratation sévère.

Pour prendre en charge des cas suspects éventuels, le personnel soignant mis en alerte dispose d’un équipement de protection individuel adapté (masque, lunettes, vêtements protecteurs) et doit suivre des mesures d’hygiène très strictes (se laver les mains très régulièrement notamment)

FIEVRE HEMORRAGIQUE D’EBOLA : CE QU’IL FAUT SAVOIR

Qu’est-ce que le virus d’Ebola ?

La fièvre hémorragique à virus Ebola est une maladie virale aiguë. Avec un taux de létalité pouvant atteindre 90% et une très grande contagiosité, c’est un des virus les plus dangereux pour l’homme.

Quels sont les symptômes ?

Brusque montée de la température, faiblesse intense, maux de tête et de gorge suivis de vomissements, diarrhées, éruptions cutanées, insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, hémorragies internes et externes.

Comment se transmet le virus ?

Le virus d’Ebola se transmet à l’homme par contact ou consommation de viande d’animaux malades. La transmission interhumaine est due à un contact direct avec du sang ou des liquides et secrétions biologiques de personnes infectées, à partir de l’apparition des symptômes jusqu’à après leur décès. Il peut également y avoir une transmission par le sperme jusqu’à sept semaines après la guérison clinique.

Comment traiter les victimes du virus d’Ebola ?

Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs, en isolement, les malades souffrant souvent de déshydratation sévère.

Il n’existe pour l’heure aucun traitement ou vaccin spécifique.

Comment prévenir la propagation du virus ?

Plusieurs mesures doivent être mises en place pour éviter la propagation du virus :

1. Les personnes en contact avec les malades doivent se protéger*
Les personnes en contact avec les personnes infectées doivent absolument porter des gants et un équipement de protection individuel adapté (masque, lunettes, vêtements protecteurs) et suivre des mesures d’hygiène très strictes (se laver les mains très régulièrement notamment).
2. Les rites funéraires doivent être sécurisés*
Les personnes infectées qui décèdent doivent être enterrées rapidement et de manière sécurisée. La population est notamment requise de ne pas se rendre aux cérémonies funéraires.
3. La transmission à l’homme se fait généralement par contact ou ingestion de viande infectée
Les chauves-souris et les singes sont notamment connus comme agents incubateurs. Les populations ne doivent pas consommer leur viande crue ou entrer en contact avec les animaux sans gant et vêtements protecteurs adaptés.
Il est indispensable de se laver les mains très régulièrement
4. Eviter les déplacements inutiles

Source : OMS Factsheet

 

Réseaux sociaux

Vidéo du jour

Nos Partenaires

travauxpublics_logo_btci.gif travauxpublics_logo_boad.png travauxpublics_cedeao_logo.jpg travauxpublics_badlogo.jpg travauxpublics_uemoalogo.jpg

Ecrire au Ministre

 

Qui est en ligne?

Nous avons 25 invités et aucun membre en ligne