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Conférence de Varsovie sur les changements climatiques

  Le Ministère des travaux publics et des transports, soucieux de prévenir les populations togolaises des conséquences dommageables de la pollution, a toujours inscrit en priorité des actions de protection de notre environnement que se soit dans le cadre de la conception, de réalisation et de l’exploitation ou de la gestion de nos projets mais aussi dans le contrôle et de l’exploitation  des différents modes de transport dans notre pays. Aussi, a t –il saisi l’opportunité que lui offre l’organisation de l’importante conférence sur les changements climatiques pour y dépêcher son expert sur la question. Le message dont la teneur suit est parvenue de Varsovie, cadre de cette conférence. Il est l’œuvre de notre confrère Komou Désiré, journaliste et rédacteur en chef à Radio Lomé.

  Parmi les secteurs incriminés pour leur part d’émission de gaz à effet de serre, il ya celui des transports.
Aux côtés d’autres domaines comme l’agriculture et l’industrie, les transports font l’objet de recherche pour minimiser les rejets.
Selon une récente étude de l’Agence Internationale pour l’énergie et l’Union Internationale des chemins de fer, les transports contribuent jusqu’à 25 % des émissions de gaz carboniques dans le monde, mais le transport routier seul, représente 75 % de ces rejets.  Les spécialistes semblent donc privilégier les rails au niveau des transports terrestres.
Jean Pierre Lobinou, Directeur Général de l’Union Internationale des chemins de fer, est formel : « Avec les transports routiers dans le monde, on a une part de mobilité de marchandises et de personnes de l’ordre de 30 %. Maintenant si vous prenez le chemin de fer par exemple, les chemins de fer représentent eux 3 % de cette part d’émission de CO2 des transports mais déplacent ou assurent la mobilité de 10 % de biens et de personnes dans le monde. Vous voyez que le ratio est nettement plus favorable aux chemins de fer qu’au transport routier même si, en valeur absolue, nous transportons moins que la route bien évidemment. »
Dans les pays en développement, les émissions sont particulièrement inhérentes aux motos et aux vieux véhicules importés, d’où la nécessité de promouvoir l’acquisition des véhicules moins âgés à travers une imposition adaptée à l’importation.
Ever ALAINE, Directrice de Programme du transport durable basée en Angleterre : « je crois qu’il ya déjà des exemples dans les autres pays d’Afrique. Il y a  une mise en place d’un programme d’importation ou de restriction sur les importations des véhicules qui ont plus que 7 ans ». Il a poursuivi en ces termes : « donc si un véhicule a plus que 7 ans vous ne pouvez absolument pas importer ça dans le pays. Si c’est entre 5 ans et 10 ans par exemple, vous avez une taxe d’importation qui est plus grande et en plus vous êtes obligés ». Et de conclure : « Tout véhicule qui est vieux doit être réadapté avant qu’il ne soit revendu dans votre pays. »
Pour Ever ALAINE, les émissions du CO2 sont aussi réduites quand un pays opte pour le transport public en bus. Il déclare en substance : « un kilomètre de congestion  en fait 1 km de bouchon. C’est la somme de trois cent véhicules. Si vous avez un bus, c’est juste la taille du bus qui est utilisée pour transporter les mêmes gens donc le transport en commun. C’est tout à fait insignifiant ».
 La mise en place des conditions d’un transport durable suppose une certaine planification de la part des pays. C’est ce qui ressort de l’avis de Jean Pierre LOBINOU qui dit en substance «  là, je crois qu’il faut apprendre des leçons des erreurs passées y compris dans les pays développés. Essayer d’anticiper avec des plans d’urbanisme, des plans de mobilités urbaines, intra-urbaines et interurbaines qui justement cherchent à optimiser la complémentarité de modes dont par exemple le développement des chemins de fer urbains, le développement des trans-way, le plan d’affectation des sols réservés effectivement aux zones de mobilité ». Il renchérit : « Tout ça, ce sont des choses qui méritent d’être anticipées plutôt que d’être uniquement en réactivité quant on découvre un peu trop tard qu’on a laissé les choses se libéraliser et se développer trop vite » avant de conclure : « le transport durable ne se résume pas aux simples principes de réduire les rejets du gaz carbonique dans l’atmosphère. Le concept couvre les pollutions sonores, les emprises aux sols, le système de freinage et aussi les risques d’accident ».

Désiré KOMOU Varsovie pour radiodiffusion togolaise

 

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