Editorial du Ministre

 

 

Carte du Togo

 

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Excès de vitesse, non respect des feux tricolores, dépassements défectueux, ivresse poussée, absence de repos, surcharges, non-conformité du permis de conduire avec la catégorie de véhicules… Les usagers ont rendu la route meurtrière. Elle a endeuillé le Togo, des milliers de familles et leurs proches. De janvier 2014 au 21 avril courant, 203 personnes au moins, ont été tuées sur les routes togolaises par le comportement et le fait de l’homme.

Ce phénomène a atteint sa croisière à la suite de la levée des barrages policiers sur les principaux axes routiers, revendiquée par les transporteurs eux-mêmes depuis des années. L’argument était tiré de l'application du règlement 14 relatif à la libre circulation dans les espaces économiques régionaux dont le Togo est membre, mais aussi à cause des rackets dont les transporteurs étaient victimes. Mais aujourd’hui le bilan n’est que catastrophique. La courbe du nombre des accidents est dramatiquement ascendante, notamment depuis la suspension des contrôles en 2011 sur instruction du Président de la République, comme l'a rappelé le ministre des Travaux Publics et des Transports, Ninsao GNOFAM le 18 avril dernier lors d’une conférence conjointe avec son collègue de la Sécurité et de la Protection Civile, le Col. YARK Damehane.

Au cours d’un débat télévisé le soir, les deux ministres ont réitéré l’engagement du Gouvernement à garantir une circulation routière sans victimes d’accidents. Les syndicats des transporteurs ont été appelés à jouer leur rôle de formation et de sensibilisation de leurs membres, afin que les conducteurs aient toujours à l’esprit, la santé et la vie de leurs passagers et pourquoi pas leur propre vie ! L’inobservation du Code de la route a tué 48 passagers et blessé plusieurs autres d’un autocar dans la nuit du 14 au 15 avril dernier à Talo, localité située à l’entrée sud d’Atakpamé. Une véritable tourmente ! Les statistiques et des images de ces catastrophes humaines dues à la négligence de l’homme, ont interpelé le Chef de l’Etat et le Gouvernement et ils n’ont pas pu cacher leur stupéfaction face au poids des conséquences de ces accidents sur les familles des victimes et sur les ressources humaines dont a besoin le pays.

Les mesures prises à cet effet par le Gouvernement comportent la restauration du contrôle routier tout en veillant à punir les agents des forces de l’ordre qui se rendraient coupables de rackets. Un numéro vert a été mis à la disposition des usagers pour dénoncer ces racketteurs. Les agents chargés de ces contrôles disposeront désormais d'un numéro d’identification. Les voyages de nuit ne seront plus autorisés aux cars de transport interurbains de plus de 12 places et aux gros porteurs…, exception faite des transporteurs de denrées périssables. La professionnalisation du transport fait ainsi son chemin.

Les contrôles fixes, inopinés et les patrouilles peuvent démarrer à tout moment. La collaboration et l'adhésion de tous s'avèrent nécessaires. Ta vie, celle de l'autre et la mienne en dépendent !

                                                                                                                                   Peter AWUI

 

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