Evala 2014 : la tradition prime avec les travaux publics

 

L’édition 2014 des luttes traditionnelles en en pays Kabyè est entrée dans les souvenirs avec tous les signes de fête, de retrouvailles et de célébration de l’identité culturelle de la région. Longtemps restées un gisement inexploité, les luttes traditionnelles sont devenues presque des rendez-vous commerciaux où les opérateurs économiques peuvent fructifier leurs affaires.

Hôtels, restaurants, bars, boisson locale (Tchoukoutou) et viande de porc ont trouvé leur florilège et les visiteurs, la diaspora kabyè et les touristes étrangers n’avaient qu’à varier de menus. L’hébergement a été le plus dur pour certains visiteurs qui n’avaient pas à temps confirmé leur réservation de chambre. Et certains ont dû vivre quelques jours et nuits de fête des Evala, bagages à bord de leur voiture.

La particularité de cette année est l’harmonie entre les luttes traditionnelles et les travaux publics. Le démarrage des travaux de bitumage de routes et de réhabilitation d’autres est effectif. La présence du Chef de l’Etat n’a pas empêché les camions gros porteurs de circuler librement pour convoyer les matériaux et les chargements. Très déterminé à offrir à toutes les régions du Togo des infrastructures gages de développement équilibré du pays, le Président Faure Essozimna Gnassingbé a fait le tour de toutes les arènes cantonales par la route pour vivre lui-même le calvaire des populations de la préfecture de la Kozah. Il ne prenait l’hélicoptère que pour faciliter le déplacement aux visiteurs et touristes.

Le ministre des Travaux Publics et des Transports, Ninsao GNOFAM a, lui aussi, effectué des visites inopinées pour renforcer sa veille permanente sur les chantiers de transformation économique du Togo.

La maquette des axes et carrefours à aménager est affichée au point de départ du projet à Pya-Towda et le déploiement des engins mais surtout le démarrage des travaux sont les signes d’une transformation profonde, réfléchie, et durable des régions en vue de favoriser une intégration de leurs circuits économiques pour l’accès réciproque à moindre coût de toutes les populations aux produits locaux. 

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