Sécuriser le milieu marin pour la sécurité humaine

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Le Togo s’est désormais engagé dans la carte de la mise en œuvre de la Convention internationale de 2004 pour le contrôle et la gestion des eaux de Ballast et sédiments de navires. Un séminaire a été ouvert lundi 21 octobre à cet effet à Lomé.

Sécuriser le milieu marin pour la sécurité humaine : La Convention de 2004 en voie de mise en œuvre au Togo

travauxpublics securiser milieu marin1 Le Togo s’est désormais engagé dans la carte de la mise en œuvre de la Convention internationale de 2004 pour le contrôle et la gestion des eaux de Ballast et sédiments de navires. Un séminaire a été ouvert lundi 21 octobre à cet effet à Lomé. Il l’œuvre conjointe du ministère des Travaux Publics et des Transports et de l’Organisation Maritime Internationale.

« L’élaboration des plans d’urgence contre la pollution, la notification de tout risque imminent aux autres Etats, et l’échange des renseignements et de données, permettent de protéger et de préserver l’écosystème marin ». C’est ce qui ressort de l’allocution de circonstance prononcée par le représentant du ministre des Travaux Publics et des Transports, Monsieur Mawutoè FATONZOUN qui a ensuite tenu à souligner l’attachement du Togo aux instruments internationaux dont l’objectif est d’éradiquer les organismes aquatiques nuisibles et les agents pathogènes des eaux maritimes tant sous juridictions des Etats ou que faisant partie de la haute mère. Poursuivant sa communication l’orateur a précisé que le Togo a toujours fait œuvre utile dans la protection des eaux maritimes et leur écosystème, ainsi que dans la préservation de la santé humaine. Il a enfin rappelé que notre pays a ratifié en 1985 la Convention des Nations Unies sur les Droits de la Mer et a adhéré à la Convention de 2004 qui fait l’objet de ce séminaire de deux jours.

Précédant Monsieur FATONZOUN, le Directeur des Affaires Maritimes, Monsieur Alfa LEBGAZA, et le représentant de l’OMI ont tour à tour esquissé le contenu de la convention et précisé l’impact de de cet acte juridique sur la sécurité maritime. Selon ces experts, cette convention prise sous l’égide de l’OMI en 2004, « eaux de ballast » désigne les eaux et les matières en suspension prises à bord d’un navire pour contrôler l’assiette, la gîte, le tirant d’eau, la stabilité ou les contraintes. Parce qu’elle lui garantit la stabilité et l’équilibre, l’eau de ballast est cruciale pour la sécurité du navire. Mais des études ont montré cependant que lorsque l’eau de ballast est prise à bord, les organismes vivant dans l’eau sont attirés dans les citernes de ballast. Ainsi, selon la durée du voyage et d’autres facteurs, beaucoup de ces organismes sont en mesure de survivre et sont ensuite introduits vivants dans les eaux du port de destination lorsque l’eau de ballast y est rejetée.

travauxpublics securiser milieu marin photo familleC’est l’exemple de la moule zébrée qui, originaire de la Mer Noire de l’Europe orientale, a été introduite dans l’ouest et le nord de l’Europe, y compris l’Irlande et la Mer Baltique et au milieu oriental de l’Amérique du Nord (Grands Lacs). C’est une espèce incrustante qui forme de grosses touffes de moules individuelles regroupées étroitement ensemble encrassant en masse toutes les surfaces dures disponibles. Elle déplace la vie aquatique indigène et modifie l’écosystème de l’habitat et la chaîne alimentaire. Elle provoque donc de graves problèmes d’encrassement sur les infrastructures et les navires dont elle bloque les tuyaux de prise d’eau, les écluses et les digues d’irrigation. Les coûts économiques pour tenter d’éliminer les moules zébrées dans les installations industrielles aux USA seulement ont coûté entre 750 et 1000 millions de Dollars américains entre 1989 et 2000, (selon O’Neil, 2000).

 

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